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C'est si bon de se retrouver !

  • il y a 3 jours
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours


Comment raconter un tel événement — à la fois réalisation d'un rêve d'enfance et épilogue d'une longue période d'attente. Les concerts de Dorothée, annoncés en juin 2025, n'ont cessé d'alimenter les conversations de toute la communauté des fans depuis leur annonce : les espoirs, les tracklists idéales, les réticences…

Le samedi après-midi, comme convenu, les copains se retrouvent dans le hall du Palais des Congrès pour se réunir autour de celle qui nourrit nos passions depuis l'enfance. Les groupes se forment, se déforment, se déplacent dans les couloirs et le hall. L'impatience est palpable, mais elle permet des rencontres humaines — celles qui sont d'habitude virtuelles, parfois sans visage, et qui sont désormais bien réelles.

À 19h30, il est temps de monter les marches pour aller s'installer. Sur la plateforme entre le hall et la salle, le stand de merchandising fait jaser — notamment cette magnifique veste teddy rose pétard qui contraste avec les t-shirts noir et blanc, des mugs, des affiches, un double vinyle best-of illustré de magnifiques photos, et des chaussettes rouges et jaunes à petits pois. Tout est là pour satisfaire le public de Dorothée, mais le comptoir est assailli — on n'a jamais vu un tel engouement au Palais des Congrès. C'est l'invasion, et il est presque impossible d'acquérir le programme du spectacle, qui étonnamment n'est pas non plus vendu dans les allées. Finalement, si l'on veut garder le suspense de ce qui nous attend, ce n'est pas plus mal.

Chacun s'installe dans ses quartiers, non sans vérifier qu'une vedette ne serait pas accessible le temps d'un selfie. Installés en bonne place, on reconnaît Jacques Pessis, Wilfried et Doune (l'épouse de Corbier), Maxime Guény et Cyril Féraud, bientôt rejoints par Lola Dubini et Gwendal Marimoutou.

Chacun rejoint sa place. La salle se plonge dans la pénombre. On aperçoit les musiciens prendre possession de leurs instruments.

« Vous avez appelé le bureau du bonheur, ne quittez pas… » 

Les célèbres paroles d'Allô l'ordinateur ouvrent un medley qui nous plonge dans l'ambiance. Hélène et Elsa, qui tentent une installation discrète, attirent tous les regards, avant que les premières notes des Neiges de l'Himalaya retentissent et annoncent l'arrivée de celle que nous attendons tous : Dorothée.


Attention danger !

Si vous lisez ces lignes, vous vous doutez bien que cela va être très difficile de ne rien spoiler. Lisez donc à vos risques et périls.


L'ambiance dans la salle est survoltée. Sur scène, Dorothée, qui a retrouvé sa queue de cheval, dans sa veste de hussard blanche semble tétanisée mais déterminée. Onze ans sans grande prestation sur scène, depuis la célébration des 15 ans de la salle de Bercy qui a accueilli ses plus grands shows.

Dorothée se lance dans la récitation d'une lettre ouverte à son public :

« Si je suis dans votre mémoire, vous, vous faites partie de mon histoire. »

Elle nous entraîne alors dans un voyage dans le temps, à l'époque du Pays des chansons et de Récré A2, avec un medley qui s'ouvre comme une Musique magique. Une foule de souvenirs nous revient en chanson — des génériques, des tubes, des émotions, celles de l'amitié une nouvelle fois chantée par Dorothée. Tant qu'on a des amis… ils sont une nouvelle fois réunis.

La ferveur du public est intacte. Si les fauteuils sont confortables, c'est debout que se déroule ce premier show. Dorothée est émue et perd quelques fois le fil de ses paroles, mais elle peut compter sur ses deux choristes parfaitement accordées pour la soutenir. Ce n'est pas à Do qu'on va apprendre à faire une chanson — ni à Alizée, qui a bien retenu la leçon.



Si la scène du Palais des Congrès est profonde, elle est aussi très large. L'espace a été resserré par des structures décoratives latérales style années folles. Devant ces croissants géants, les musiciens sont répartis symétriquement de part et d’autre : les cuivres à gauche — Pierre-Marie Humeau, Vincent Aubert, Sylvain Fétis — aux côtés de Richard Lornac et Florian Digne aux claviers ; Pierre Planas et Thomas Frémont à la guitare ; à droite, les choristes Sophie Gémin et Kania Allard, avec Rémy Sarrazin à la basse et Bernard Minet derrière sa magnifique batterie jaune. Au centre, une plateforme ronde surélevée entourée d'un anneau lumineux intégré. Le fond de scène est dominé par un immense écran LED haute définition. L'éclairage est radieux, les effets lasers saisissants.


Après vingt minutes d'entracte, le show reprend sur la période plus rock de Dorothée. Les "petits vauriens" de la salle se trémoussent en admirant les pas de rock acrobatiques de la troupe de huit danseurs qui accompagne l'artiste, injectant une énergie fraîche et moderne rappelant celle de Salut les Mickey ou des Windo's du Club Dorothée.


Dorothée offre ensuite à ses fans trois cadeaux. D'abord une chanson inédite, dont elle a eu "le coup de cœur", signée Jean-François Porry et Gérard Salesses dont on reconnaît leur patte et leur influence sixties dans ce Slow Rock un peu désuet mais qui rend hommage aux auteurs emblématiques de Dorothée. Puis elle interprète Naturellement une chanson jamais jouée sur scène, qui trouve pourtant sa place dans le cœur des fans. Enfin, comme un écho au premier acte qui nous emmenait sur La mer câline, cette fois nous partons Doucement au bout du monde.


C'est un véritable tremblement de terre, et c'est au tour du public de surprendre Dorothée. Préparé en amont entre nous, nous avons réuni des centaines de cœurs que nous avons tous tendus en même temps, sous les yeux de Do, qui les découvre avec émotion et s'en souvient encore lors de son interview dans Le Parisien.

- Une salle debout de 20h30 jusqu'à la fin du concert, c'est rare... - Franchement, je trouve qu'ils ont bien du courage C'est un beau cadeau. Les petits cœurs, c'était magnifique. Ils ont bien chanté.

Le concert se termine sur J'ai dans mes souvenirs, accompagné de projections de photos des gens et des duos qui ont compté pour Do et pour son public, un hommage rendu à Michel Jourdan et au public, son plus beau cadeau, avant le ramassage traditionnel des fleurs pendant près de vingt minutes.


Le lendemain, tous ceux qui étaient là la veille ont mal dormi, perturbés par un trop-plein d'adrénaline. Les petits airs de Dorothée trottent encore dans la tête dès le réveil — mais tous sont là, présents, comme pour affirmer leur fidélité à Dorothée, qui offre un second concert dont toutes les imperfections de la veille ont été gommées. Les paroles sont revenues, le son de l'intro amélioré, les échanges entre la scène et la salle plus nombreux, créant une symbiose plus forte entre Do et son public qui cette fois préfère clamer son amour à travers la salle plutôt que de rester debout à chaque chanson.

Parmi eux, on a pu reconnaître Christophe Beaugrand, Booder, Séverine Ferrer, les collègues Billy, Cyril Drevet, Gébédé et Ariane Gil, Christophe Rippert et bien sûr Jacky. Hélène, quant à elle, a remplacé Alizé sur scène.


Le concert, produit pour la première fois par Alexandre Sorin, a rempli la lourde tâche de ne pas décevoir un public acquis certes, mais exigeant. On ressent que les attentes exprimées sur les réseaux et les forums ont été prises en compte. Et puis, quand on y réfléchit, les indices étaient là: le medley de Merci Dorothée, la nouvelle chanson, les titres diffusés sur Nostalgie ou dans Les Enfants de la télé — comme si, discrètement, nous avions été sondés. Rendez-vous le 10 avril à Lyon, le 16 à Bruxelles, le 22 à Bordeaux et enfin le 26 à Nantes.

On partage tant de souvenirs mais on en a plein d'autres à écrire

Composée à l’occasion de la tournée 2026 « Se retrouver », voici la chanson éponyme introduction au nouveau grand spectacle de Dorothée:



Crédits photos: Laurent Marsick, Sandra Baud, Carine Schweitzer

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